Plus d’autonomie, moins de solidarité? PDF Imprimer Envoyer

La Flandre s’est transformée en une région florissante ces dernières décennies. A ce qu’on dit, à tort et à travers, la Flandre aspire à cette autonomie par des motifs égoïstes et n’a plus l’intention de rester solidaire avec la Wallonie.
La suppression de la solidarité est sans doute la crainte dans le débat avec les Flamands concernant la réforme d’état. Philippe Moureaux l'a énoncé clairement dans le journal Le Soir : "sans la solidarité interpersonnelle, la Belgique peut disparaître".

Et pourtant, pas tous les Wallons sont du même avis...

En mars 2008 le syndicat patronal wallon Union Wallonne des Entreprises (UWE) a signé un pacte de solidarité avec le syndicat patronal flamand Voka. Leur objectif commun est de réaliser 500.000 nouveaux emplois avant 2020. Les deux organisations constatent que la structure politique institutionnelle ne fonctionne pas convenablement à cause des frictions qui empêchent une ‘bonne gouvernance’. L’employeur wallon accepte le fait que la Flandre et la Wallonie prévoient des options politiques différentes. L’employeur flamand s’engage alors à maintenir la solidarité.

Mériter la solidarité par plus d’autonomie

Stimuler les gens à participer à la vie active est indispensable afin de couvrir les coûts du vieillissement. En Flandre nous avons la conviction qu’il faut transférer des compétences aux régions pour que les défis soient relevés de manière efficace et que l’on soit capable de maintenir cette solidarité. La Flandre n’a pas l’intention de faire cavalier seul mais demande de pouvoir maintenir la solidarité avec la Wallonie. Paradoxalement l’autonomie des régions est le seul moyen pour garantir ceci.

Il est évident qu’en Flandre on se pose des questions concernant les transferts financiers vers le sud. Les transferts sont plausibles et même nécessaires à condition qu’ils soient ciblés, raisonnables et transparents. Les transferts devraient contribuer à l’expansion économique et à l’augmentation du volume de l’emploi en Wallonie et à Bruxelles.

Que la Flandre se développe davantage au niveau économique n’est pas le motif qui a démarré la recherche d’autonomie. L’ambition d’avoir plus de compétences n’est pas une ambition récente en Flandre, au contraire, elle prend de l’importance même en temps de crise économique. D’après les Flamands une réforme d’état solide n’implique pas nécessairement la scission de toutes les structures. Il est bien important que les régions soient responsables de leurs budgets et de leurs options politiques.

Sinon, la frustration (en Flandre) de devoir payer sans contrôle, pour ce que Didier Reynders appelle le système-sovjet, ne cesse de s'accroître. En Wallonie, on risque de perdre tout stimulant de responsabilité. Car pourquoi faire mal aux électeurs si la facture sera quand même payée par d’autres électeurs?
 
 
 

JoomlaWatch

JoomlaWatch Stats 1.2.7 by Matej Koval

Countries

66.2%BELGIUM BELGIUM
10.5%SPAIN SPAIN
4.9%FRANCE FRANCE
3.3%UNITED STATES UNITED STATES
2.7%NETHERLANDS NETHERLANDS

Visitors

Today: 1
Yesterday: 2
This week: 1
Last week: 11
This month: 11
Last month: 47
Total: 1202